TÉLÉVISION ET RADIODIFFUSION - La naissance et l’expansion de la radio-télévision dans le monde


TÉLÉVISION ET RADIODIFFUSION - La naissance et l’expansion de la radio-télévision dans le monde
TÉLÉVISION ET RADIODIFFUSION - La naissance et l’expansion de la radio-télévision dans le monde

La rapidité et l’universalité du développement de la radio et de la télévision, mais aussi l’importance et la diversité de leurs effets, en font un des sujets les plus intéressants de l’histoire contemporaine. Un des plus délicats aussi: outre la difficulté de prendre en compte l’ensemble des facteurs techniques, économiques, politiques, culturels... de leur évolution et la nécessité d’adopter une perspective internationale, l’histoire de l’audiovisuel doit accepter le handicap de se construire sans pouvoir recourir aux documents essentiels que sont les émissions elles-mêmes car ou elles n’ont pas été conservées ou la consultation de leurs enregistrements est si peu pratique et si coûteuse qu’elle ne peut être qu’exceptionnelle. L’historien, pour qui l’écrit a toujours été le support documentaire essentiel, découvre par là une des caractéristiques les plus originales du monde de l’audiovisuel.

Cette histoire est très courte: les premières stations de radio datent des années 1920-1922, il y a moins de soixante-dix ans, et les premiers programmes publics de télévision, des années 1934-1935, soit depuis moins de soixante ans. Les facteurs techniques, à la différence de la presse, ont été décisifs: si ici aussi l’offre a évidemment précédé la demande des publics, tous les progrès ont été presque directement commandés par les découvertes des laboratoires.

Les médias audiovisuels ont donné à la parole une portée universelle alors qu’elle avait depuis les origines été réservée aux échanges de proximité; ils ont élargi la vision des individus aux limites du monde et cela en modifiant de manière radicale le rapport espace-temps, car l’extraordinaire rapidité de diffusion des ondes hertziennes a ajouté à leur universalité une quasi-instantanéité. Pour reprendre l’heureuse formule de Jean Cazeneuve, ils ont construit «la société de l’ubiquité».

1. De la T.S.F. à la radiodiffusion

L’étude des phénomènes électromagnétiques, qui avait retenu l’attention de nombreux savants depuis le début du XIXe siècle, conduisit l’Écossais, C. Maxwell à proposer en 1864 une théorie générale des ondes électromagnétiques. L’Allemand Heinrich Hertz sut, dès 1887, produire, avec son éclateur, des ondes hertziennes. Édouard Branly mit au point en 1890 son cohéreur, premier détecteur. Alexandre Popov découvrit l’intérêt de l’antenne. Gugliemo Marconi sut, dès 1894, coordonner l’ensemble de ces découvertes et les utiliser pour transmettre des signaux télégraphiques en morse: en 1899, il assura la première liaison par télégraphie sans fil au-dessus de la Manche et, en 1901, au-dessus de l’Atlantique. Après bien des essais dans les laboratoires russes, anglais, français, allemands et américains, Reginal Fessenden, en 1906, réussit les premières liaisons en téléphonie sans fil. La lampe triode de Lee de Forest, découverte en 1907, offrit à la T.S.F. l’instrument de ses futurs progrès. Les progrès des télécommunications hertziennes, télégraphiques et téléphoniques, furent très rapides. Ils rendirent des services immenses à la navigation et aux liaisons militaires: la Grande Guerre leur fit faire des progrès considérables et les liaisons par ondes doublèrent rapidement les réseaux de télécommunication câblés.

La possibilité d’utiliser la T.S.F. pour transmettre autre chose que des messages, des spectacles lyriques ou musicaux fut très vite perçue, et par exemple on émettait, à Bruxelles, au printemps de 1914, des concerts hebdomadaires retransmis dans des lieux publics.

2. Premières stations et premiers statuts, 1920-1930

La naissance des premières stations fut assez désordonnée. Dans tous les pays, c’est l’administration des P.T.T. qui fut amenée à s’intéresser à ces nouvelles formes de T.S.F. Les deuxièmes partenaires furent les sociétés qui fabriquaient les matériels électriques et qui s’employèrent à développer un marché dont elles devinaient encore mal l’ampleur qu’il prendrait: Radio Corporation of America aux États-Unis, Marconi’s Wireless Telegraph en Grande-Bretagne, Telefunken en Allemagne, la Compagnie générale de T.S.F. (C.S.F.) en France. Les troisièmes partenaires furent très vite les hommes d’affaires et fabricants de postes récepteurs et, les derniers, les sans-filistes, radio-amateurs qui bricolèrent les premiers postes à galène.

Aux États-Unis, la création des premières stations en 1920 marqua le début d’un formidable «radio boom»: les stations se multiplièrent et, après une période de relative anarchie, deux facteurs contribuèrent en 1926-1927 à ordonner le désordre: le Radio Act de février 1927 créa la Federal Radio Commission chargée de répartir les fréquences et plaça la radio sous la protection du premier amendement; la création des premiers networks , sociétés productrices de programmes pour les stations affiliées: N.B.C. en 1926 et C.B.S. en 1927.

En Grande-Bretagne, après avoir laissé l’industrie électrique patronner les premières stations en 1922, sous la tutelle de la British Broadcasting Company, le gouvernement, en 1927, établit le monopole au profit de la British Broadcasting Company à statut semi-public.

En Allemagne aussi, après un début assez confus en 1923, l’État finit, en 1925, par placer l’ensemble sous l’autorité d’un organisme de droit public, la Reichsrundfunk Gesellschaft.

En France, la situation resta incertaine. En 1922 naquit Radiola, poste privé patronné par la C.S.F., et la tour Eiffel, encore contrôlée par les militaires, commença à émettre un programme pour le «grand» public; en 1923, la station de l’École supérieure des P.T.T. fut le troisième émetteur et dans les années suivantes, à Paris et en province, les P.T.T., d’un côté, des intérêts privés, de l’autre, multiplièrent les stations. Si la loi du 30 juin 1923 avait placé la T.S.F. sous le monopole de l’État, des décrets autorisèrent la naissance des stations privées. Un décret-loi du 28 décembre 1926 prévoyait la fin de ces autorisations pour 1933, puis une loi de 19 mars 1928 figea la situation: 14 stations privées, dont 4 à Paris, et 15 stations P.T.T.

3. La radio, média de masse, 1930-1960

Les années 1930 virent un rapide développement de l’audience de la radio grâce aux nouveaux postes récepteurs à lampes. On comptait, en 1940, près de 50 millions de récepteurs aux États-Unis, 15 millions en Allemagne, 10 millions en Grande-Bretagne et seulement 5,5 millions en France. Aux États-Unis, sous le contrôle de la Federal Communications Commission, qui succéda en 1934 à la Federal Radio Commission, les stations avaient une audience régionale, mais des programmes nationaux grâce aux networks . En Grande-Bretagne, la B.B.C. donnait la priorité aux programmes nationaux. En France, le secteur public, avec ses 15 stations, renforcé par la réalisation du plan Ferrié et par les ressources de la redevance imposée en 1934, luttait désormais à armes égales avec les 13 stations du secteur privé. En Allemagne, les nazis avaient imposé la centralisation du système et fait de la radio un appareil de propagande très efficace. En U.R.S.S., où la radio était encore peu développée, de 6 à 7 millions de récepteurs seulement, l’efficacité de la propagande radiophonique était cependant très forte: la plupart des récepteurs étaient «à fil», c’est-à-dire qu’ils jouaient le rôle de haut parleur et étaient installés souvent dans les lieux publics.

L’attrait de la radio tenait à la variété de ses programmes distractifs où la musique, la chanson, les jeux avaient une grande place: l’écoute restait la plupart du temps collective dans le cadre du foyer. Cependant, les hommes politiques et les gouvernements avaient très vite découvert qu’elle pouvait aussi servir, outre les brefs bulletins d’information et des reportages de manifestations divers, à diffuser des messages plus élaborés, discours, conférences, débats, et que, mieux même que la presse écrite, elle pouvait servir à la propagande. Ce rôle nouveau, évidemment exploité jusqu’à l’endoctrinement par les pays totalitaires, fut aussi utilisé par les démocraties occidentales. Aux États-Unis, la campagne électorale de 1932 avait pour la première fois largement eu recours à la radio, et Roosevelt l’utilisa régulièrement par la suite. En Grande-Bretagne, malgré la neutralité de la B.B.C., les hommes politiques eurent aussi de plus en plus recours à elle. En France, en 1932, Tardieu, président du Conseil, intervint à la radio pendant la campagne électorale, et, en 1934, Doumergue s’adressa régulièrement aux Français au lendemain du 6 février. Les élections de 1936 furent les premières où les différents partis purent s’adresser aux électeurs. Le Front populaire fit sous le gouvernement Blum un gros effort pour défendre sa politique à la radio d’État et pour orienter, à gauche, les émissions culturelles. Après Munich, Daladier imposa à tous les postes d’État puis aux postes privés la reprise du Radio Journal de France de Radio Paris, poste pilote du réseau P.T.T., et le 29 juillet 1939 la radio passa directement sous la direction de la présidence du Conseil.

Pendant la guerre, la radio joua un rôle essentiel pour le maintien du moral des belligérants. Les Allemands imposèrent la tutelle de leur propagande sur la radio des pays occupés, et le gouvernement de Vichy eut bien du mal à maintenir, en zone sud, une radiodiffusion nationale autonome jusqu’en février 1942. La Grande-Bretagne, qui avait dès 1938 développé ses émissions vers l’étranger, fit de la B.B.C. un instrument de propagande modérée finalement très efficace. Radio-Londres fut très écoutée dans les pays occupés. Pour les Français, la radio était devenue, à côté d’une presse asservie à la propagande allemande, le seul moyen d’information pluraliste, et son prestige s’en trouva fortement accru. Il faut aussi évoquer les voies obscures des radios noires , fausses stations clandestines entretenues pour déconcerter l’opinion ennemie.

Après la guerre, la radio poursuivit sa progression: dans tous les pays occidentaux, elle finit par pénétrer dans tous les foyers et commença à s’étendre dans les pays du Tiers Monde. La guerre froide donna une nouvelle vigueur à la guerre des ondes par le canal des radios internationales: B.B.C., Voice of America, Radio Moscou, Radio Vatican..., en attendant que les pays du Tiers Monde développent les leurs, Radio Le Caire, Radio Pékin, Radio La Havane... dès la fin des années 1950.

En Grande-Bretagne, la B.B.C., dont le prestige était immense au sortir de la guerre, maintint la qualité un peu compassée de ses programmes. En France, où la guerre avait fait cesser les émissions des stations privées, la IVe République renforça le monopole et la centralisation des programmes: la Radiodiffusion publique, administration autonome, fut toujours fortement influencée par la tutelle gouvernementale en matière d’information, et Radio Luxembourg, qui avait conservé le genre radiophonique des stations privées, vit son audience croître en France, mais aussi en Grande-Bretagne vers qui elle diffusait un programme en anglais. En 1955, Europe no 1 vint lui disputer ce marché périphérique.

4. Les mutations de la radio après 1960

La télévision enleva à la radio une bonne partie de son audience, en particulier en soirée, mais elle trouva avec les postes à transistors le moyen d’une première mutation. Ces nouveaux récepteurs à très bon marché, mobiles, pouvant fonctionner sur piles, eurent pour premier effet d’individualiser l’écoute et donc de permettre une segmentation du marché. Le style des émissions s’en trouva profondément modifié: à la «radio discours» se substitua la «radio conversation», les animateurs remplacèrent les speakers; grâce au téléphone, les auditeurs purent «participer» aux émissions. Cette révolution, commencée en 1948 avec les premières découvertes du transistor, s’amplifia à partir de 1955 avec la production industrielle des récepteurs et, après 1960, on cessa pratiquement de fabriquer des postes à lampes. Dans les pays du Tiers Monde, ces petits récepteurs eurent un succès considérable et, aujourd’hui, la radio est le seul média qui puisse se vanter d’avoir une audience universelle. La seconde mutation vint du recours à la modulation de fréquence sur les ondes métriques, qui redonnèrent vigueur aux programmes locaux et provoquèrent la multiplication des émetteurs sans risque de brouillage.

Ces transformations de la radio aboutirent à la remise en cause des statuts du service public. En Grande-Bretagne, en 1972, le gouvernement conservateur autorisa la création de radios régionales privées gérées par l’Independent Broadcasting Authority. En Italie, dès 1973, les radios pirates puis locales se multiplièrent au détriment des stations de la R.A.I. En France, le gouvernement socialiste autorisa les radios locales libres dès 1981.

5. L’irrésistible ascension de la télévision

Le cinéma avait, dès 1895, créé les images animées et, dès lors, on rêva de la télévision. Après de multiples essais de recherches, la première réussite fut celle de l’Anglais John L. Baird dont le televisor décomposait les images par un procédé mécanique. La véritable voie fut celle de la télévision électronique qui utilisait l’iconoscope mis au point en 1931 par Zworykin pour la R.C.A. aux États-Unis. À la veille de la guerre, les États-Unis avaient des programmes réguliers de télévision depuis 1933, mais ils avaient peu de téléspectateurs, car la F.C.C. avait trop fréquemment modifié les normes (240 lignes en 1933, puis, après trois autres changements, 525 lignes en 1941). En Grande-Bretagne, les programmes de la B.B.C. avaient débuté en 1936 sur 405 lignes (il y avait 20 000 récepteurs en 1939); en France, la télévision publique date de 1935, et, en 1939, ses programmes de 15 heures hebdomadaires étaient émis sur 455 lignes, mais on ne comptait que quelques centaines de récepteurs. En Allemagne fonctionnait depuis 1935 une télévision à 441 lignes.

Arrêtée par la guerre, la télévision reprit son essor à la fin des années 1940. Dès 1947, la F.C.C. ayant enfin défini des normes convenables donna le feu vert à la création de nouvelles stations de télévision. Dès 1955, tout l’immense territoire était couvert: cette télévision commerciale, dominée par la production des trois grands networks N.B.C., A.B.C. et C.B.S., eut d’entrée un énorme succès.

En Grande-Bretagne, la B.B.C. reprit ses émissions en 1946, et ce n’est qu’en 1960 que tout le territoire fut couvert: la progression du parc des récepteurs fut très rapide. En 1954, la seconde chaîne fut attribuée non pas à la B.B.C., mais à l’Independent Television Authority qui patronna les programmes de quinze sociétés productrices régionales qui vivaient de la publicité.

En Allemagne, la première chaîne, gérée par l’association des onze instituts de radiodiffusion des Länder, naquit en 1952. La progression du parc des récepteurs fut particulièrement rapide et Telefunken imposa vite comme norme mondiale son système à 625 lignes.

En France, les émissions reprirent dès 1946 en 441 lignes, mais le vrai début suivit l’adoption en 1948 du système à 819 lignes dont on espéra, vainement, faire un standard européen. La progression du parc des téléviseurs fut extrêmement lente: le gouvernement refusait d’accorder à la télévision les crédits nécessaires, en particulier pour l’extension du réseau des réémetteurs, et l’ensemble du territoire ne fut couvert qu’en 1970.

Les années 1960 furent des années de rapide progrès. Le magnétoscope, mis au point aux États-Unis par Ampex en 1956 et généralisé en Europe après 1960, donna une souplesse beaucoup plus grande à la réalisation; jusqu’alors, les émissions en différé étaient filmées sur pellicules et ensuite seulement reprises par les caméras électroniques. Désormais commençait véritablement l’âge de la vidéo qui, à la fin des années 1970, prit un formidable développement grâce à l’allégement des appareillages et des caméras.

Si les Américains avaient dès 1953 adopté le médiocre système de télévision en couleurs N.T.S.C., l’Europe attendit 1967 pour colorer ses programmes mais ne réussit pas à harmoniser ses procédés: le P.A.L. allemand disputa le marché au Secam français.

Le 11 juillet 1962, la télévision, après la réussite, grâce à Telstar, de la première liaison transatlantique, entra dans l’ère des satellites qui allait, à la fin des années 1970 aux États-Unis et dans les années 1980 en Europe, favoriser l’internationalisation de la production.

La câblodistribution, née médiocrement de l’extension des antennes collectives en 1950, prit aux États-Unis un rapide développement à la fin des années 1970 et dans les années 1980 (45 p. 100 des foyers câblés en 1986). L’Europe, sauf la Belgique (à partir de 1965) et les Pays-Bas, attendit les années 1980 pour s’interroger sur l’intérêt de développer ses réseaux. Depuis les années 1960, le développement de la télévision s’accéléra en Europe en liaison avec la multiplication des chaînes hertziennes (R.F.A.: 2e chaîne en 1963, 3e en 1964, 4e en 1981; Grande-Bretagne: 2e chaîne en 1955, B.B.C. 2 en 1964, Channel 4 en 1982; France: 2e chaîne en 1964, 3e en 1973, Canal plus en 1984, 5e et 6e en 1986; Italie: 1re chaîne de la R.A.I. en 1954, 2e en 1967, 3e en 1979, mais surtout explosion des télévisions libres en 1976). Les parcs de récepteurs ne cessèrent de croître, plus ou moins vite selon les pays: l’équipement de 90 p. 100 des foyers fut atteint dès 1970 en Grande-Bretagne, en 1973 en R.F.A. mais seulement en 1980 en France et en 1982 en Italie.

Toutes ces transformations ont le plus souvent remis en cause les statuts de l’audiovisuel. Aux États-Unis, la F.C.C. a tenté d’adopter sa réglementation aux conditions nouvelles du marché. Dès 1952, elle a favorisé le développement des stations non commerciales à vocation culturelle et on a pu croire, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, que les progrès de la Public Television, soutenue par des subventions publiques et privées, pourraient donner au paysage audiovisuel américain une structure mixte; en réalité, le succès de la P.T.V. n’a pas résisté à la multiplication des chaînes par câbles et par satellites. La F.C.C., après y avoir été longtemps hostile, a autorisé, dès 1975, le développement de la télévision à péage (Pay T.V.).

La Grande-Bretagne s’est dotée d’un système mixte de télévision en 1954 et de radio en 1972. Le monopole de la R.A.I. italienne, après avoir bien mal résisté aux querelles partisanes, a finalement fait place, après mille péripéties et extravagances, à un système mixte qui n’a été stabilisé qu’en 1986. L’Allemagne fédérale a mieux su préserver les statuts mis en place en 1949-1950, mais la complexité du système des onze instituts régionaux manque à l’évidence de souplesse et gêne son adaptation aux conditions nouvelles du marché.

Quant à la France, elle continua, de crise en crise, à tenter de stabiliser son paysage audiovisuel. La IVe République fut incapable de doter sa radio-télévision d’un régime plus solide que celui, provisoire, des ordonnances de 1944 et de 1945 qui en faisaient une sorte de service public sous la dépendance du gouvernement. La Ve République ne fut pas plus heureuse. Elle transforma la R.T.F. en établissement public, ce qui lui garantissait une plus grande autonomie, mais le statut du 4 février 1959 dut être modifié par la loi du 26 juin 1964 qui créa l’O.R.T.F. et par la loi du 3 juillet 1972. La loi du 7 avril 1974 démantela l’O.R.T.F. en sept sociétés autonomes; celle du 29 juillet 1978 interdit les radios libres que la loi de novembre 1981 autorisa. Le statut du 29 juillet 1982 entendait garantir l’indépendance des sociétés et stabiliser le paysage audiovisuel français. En réalité, les interventions législatives ont pris un caractère chronique.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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